Corsica - Le portail de la Corse
 L'autre regard sur la Corse
 Recherche       
 

 EN CORSE
 A la une
-
 Politique
-
 Société
-
 Economie
-
 Identité
-
 Culture
-
 L'INFO EN PLUS
 L'essentiel de l'actu
-
 Ils l'ont dit...
-
 Chì c'hé torna
-
 Corsica & Vous
-
 Interview Express
-
 Dernières dépêches
-
 L'actu de France3 Corse
-
 Vos photos / Vidéos
-
 CHRONIQUES
 L'édito du mois
-
 Le bloc-notes
-
 Commentaires
-
 Le mot du mois
-
 Vistu dall'Italia
-
 SERVICES
 Abonnement
-
 Recevez l'info par SMS
-
 Les archives
-
 Newsletter
-
 Forum Club-Corsica
-
 Qui sommes-nous ?
-
 Points de ventes
-
 Webmaster : Mettez de l'info sur votre site
-
 MENSUEL
-
N°126 - Mars 2010
N°126 - Mars 2010
-
Visite Virtuelle des locaux
-
Télécharger le PDF  Envoyer cet article à un ami Imprimer cet article
-
 

Par Joseph-Guy Poletti

 
 

Harcèlement démocratique

 
 

Il consiste à faire voter les citoyens jusqu'à ce qu'ils répondent conformément au désir de celui qui les interroge.

 
 

- AOn connaissait les harcèlements sexuel ou moral, voilà qu'apparaît sur le marché une forme tout à fait inattendue, le harcèlement démocratique. Il consiste à faire voter les citoyens jusqu'à ce qu'ils répondent conformément au désir de celui qui les interroge. La Corse va bientôt être atteinte par ce syndrome sans qu'elle ne soit en mesure de s'en prémunir.
Au départ, il fallait donc un référendum. Il a eu lieu en juillet 2003. Jacques Chirac à la présidence de la République, Jean-Pierre Raffarin à Matignon et Nicolas Sarkozy à l'Intérieur, ont demandé au corps électoral de l'île s'il voyait un inconvénient à ce que qu'on lui supprime ses deux départements qui ne servent à rien, au profit d'une collectivité unique.
Les insulaires ne pouvaient que répondre « oui » puisque l'intelligence, notamment celle de ceux qui avaient pensé à leur place, le commandait. Mais, fait insolite, alors que la quasi-totalité de la classe politique avait appelé à trancher dans le vif institutionnel, le peuple, souverain, décidait qu'il valait mieux réfréner l'ardeur de ses élus. Une réaction insensée et totalement insupportable aux yeux de ces derniers.
Et depuis ça rumine sec : comment faire accepter par la populace ce qu'elle a eu l'audace de refuser ? En recommençant l'opération électorale d'une façon ou d'autre.
On vient d'ailleurs de vérifier l'efficacité de cette méthode de la répétition à la Martinique. En octobre 2003, à la suite du référendum corse, la même question était posée aux Antillais. Et eux aussi déclinaient l'offre ? C'est leur droit. Eh bien non ! Pas du tout. Le 24 janvier dernier, on leur a donc reposé cette question en leur laissant clairement entendre que, s'ils ne comprenaient pas comment ils devaient voter, on pourrait bien les convier une nouvelle fois à se dédire. Honte à eux. Pour qu'on leur fiche la paix, ils se sont réfugiés dans l'abstention et ils ont laissé une faible majorité d'entre eux convenir qu'une seule collectivité, c'est beaucoup mieux que deux .
Les Irlandais aussi savent ce que revoter sur un même sujet veut dire. Le 12 juin 2008, on a bien voulu leur demander s'ils étaient prêts à ratifier le traité de Lisbonne qui doit faire leur bonheur. Non qu'ils disent. Quoi ? Mais c'est quoi ce « non » ? Sanction immédiate : le retour aux urnes afin qu'ils changent d'avis, ce qu'ils firent d'ailleurs.
En France même, sur ce même sujet : complètement déboussolés, ces grands enfants que sont les électeurs, rejetaient l'offre d'une Europe présidentialisée à la majorité qualifiée. Quelle faute de goût ! L'affaire était décidément trop importante pour la confier au peuple. On a donc prié les grands électeurs, députés et sénateurs réunis en congrès, de reprendre de la hauteur.
Et c'est maintenant au tour des Corses : Brice Hortefeux, le ministre de l'Intérieur, est venu en novembre les prévenir qu'il y a des choses qui ne se font pas. Nicolas Sarkozy a repris le même thème deux mois plus tard. Et c'est bien le diable, si on ne va pas finir par leur coller dans la gueule cette collectivité unique, et tout ce qui va avec.
Non mais ! C'est quoi ces gens ?

 
 

Joseph-Guy Poletti

 
 
  Envoyer cet article à un ami Imprimer cet article


 
 Le sujet vous intéresse ? Nos conseils de lecture:
A Pian' d'Avretu n°21
5 €

Résumé: Revue bilingue de l'Association A Pian' d'Avretu Invité : Nicolas Bancel, historien de la colonisation
Cuscionu - Bavedda
12 €

Résumé: 25 randonnées pour parcourir les plus beaux chemins du sud de la montagne corse, du Cuscionu à Bavedda, jusqu’à l’Uspidali en passant par l’Alcudina. Préface de Nicolas Hulot.
Sciaccati à Shakespeare
15 €

Résumé: Quatre pièces de théâtre, par deux jeunes auteurs, pour une jeune compagnie " I Stroncheghjeta ". Un recueil au ton résolument nouveau qui convoque sur les planches Marilyn Monroe, J. F. Bernardini et tant d’autres, pour jeter un regard ironique et " macagnonu " sur notre société, ses icônes, ses travers, ses impasses.
 
-
-
- DERNIERS JOURS
-
 15/03/10 à 09:03
 Confiance des ménages corses : le plongeon


 09/03/10 à 15:31
 Agriculture corse : pour 400 M€... t'as plus rien !?

 Tous les articles
-
- Suivez l'INFO en direct!
-
Nouveau: Recevez un E-MAIL ou un SMS dès qu'une info arrive!
+ d'infos

-
- Cuntrastu
-
Posez vos questions aux invités de l'émission Cuntrastu
-

-

 Corsica Books Coup de coeur

Tempi fà - Tome 1
Pierre-Jean Luccioni
68 €

-
-
- BLOGS CORSES
-
  mamidoudou 
  corseprato 
  marthepoli 
  pratodigiovell... 

 > Tous les blogs 

-
- A VOTRE AVIS
-
Vous êtes-vous senti solidaire de la dernière grève lancée par les marins CGT de la SNCM et de leurs exigences autour de la défense du service pubic dans la desserte maritime de la Corse ?
 
OUI
NON
Sans opinion

-
-
-
-

 Club-Corsica  E-Mail  Voyage  Info  Shopping  Qui sommes-nous ?  Contact  Agence web
Toute la Corse sur Club-Corsica.com