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| | Par La rédaction
| | | | Chì c'hè torna ?
| | | | L'actu corse en quelques brèves
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Pouvoir d'achat, petit coup de pompe
L'Assemblée de Corse ayant voté une augmentation de la TIPP*, le prix du carburant a augmenté dès ce 1er janvier. Une façon comme une autre de bien amorcer la pompe pour 2009, sans doute. Le 28 novembre, l'Assemblée de Corse s'est prononcée en faveur d'une modulation à la hausse de la TIPP. Cette mesure lui permettra d'abonder ses recettes de quelque deux millions d'euros par an, et de compenser ainsi une partie des coûts liés aux transferts de compétences de l'État vers la Collectivité territoriale. Mais elle aura également pour effet d'augmenter, dès le 1er janvier 2009, le prix du carburant à la pompe. Or si la Corse aura été la dernière des 22 régions françaises à opter pour une telle majoration, elle avait aussi, déjà, le douteux privilège d'être celle qui affiche les prix du carburant les plus élevés de France métropolitaine. Voilà du moins un record qu'elle ne risque pas de perdre brutalement. Le surcoût pour l'automobiliste est estimé, pour un plein d'essence moyen, entre 30 et 50 centimes d'euro. En matière d'étrennes pour le nouvel an, on a vu mieux. Et cette nouveauté qui intervient sur fond de crise, ne sera sans doute pas de nature à faire regrimper la confiance des ménages corses qui, déjà, selon l'enquête-test réalisée par Corse-economie, avait plongé de 10, 2 points en novembre dernier. Seuls les élus communistes ont voté contre cette majoration, Dominique Bucchini dénonçant une mesure qui pèsera sur « la Corse d'en bas ». En revanche, Jean Biancucci, conseiller territorial PNC-A Chjama, a salué un « choix courageux ». D'autant rappelle-t-il, que « le rapport de la Chambre régionale des comptes a clairement établi qu'il était impératif que la collectivité augmente ses ressources propres ». Il est vrai. Cela étant, ce rapport établit tout aussi clairement d'autres priorités. Comme par exemple la maîtrise des dépenses de personnel de la CTC, un meilleur contrôle des transferts financiers vers les offices et agences, le retour à un niveau d'endettement qui ne frôle pas des « limites qu'il serait dangereux de franchir », un suivi plus rationnel du PEI, la mise en place d'un contrôle de gestion des conventions de communication, etc. Verra-t-on là aussi les élus mettre pied au plancher pour suivre les recommandations de la Chambre régionale et faire des choix « courageux » ? La pompe étant amorcée dès la fin novembre, il serait dommage de s'arrêter en si bon chemin. Et d'invoquer comme frein le surcoût de... l'essence justement. Ah ! ces élus, quels filous. EM. *TIPP : Taxe intérieure sur les produits pétroliers.
| | | | Affaire CLEARSTREAM. La tentative de racket d'Imad Lahoud
« À ma sortie de prison, j'ai été victime d'une tentative de racket par un voyou corse qui me réclamait 3 millions de francs ». C'est ce qu'a affirmé Imad Lahoud, dans un entretien accordé à l'hebdomadaire Le Point fin novembre. L'informaticien de l'affaire Clearstream explique avoir pu s'en sortir par l'intermédiaire de François Casanova, un commandant des RG aujourd'hui décédé et qui a été, entre autres, l'artisan discret de l'arrestation d'Yvan Colonna. Coïncidence ? Le nom de Lahoud figurait dans le répertoire du téléphone portable de l'un des accusés à un retentissant procès du grand banditisme, l'an passé... AA
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mémoire. Volé par les nazis, un « matisse » de la période ajaccienne finalement restitué
Le mur rose, de l'hôpital d'Ajaccio : sous ce titre énigmatique se cache une histoire qui l'est plus encore. Ce tableau de Matisse, peint en 1898 par le maître, avait été volé par les nazis à son propriétaire juif. La France vient de le restituer à Stewart Glyn, président de la branche londonienne de la Magen David Adom, la Croix Rouge israélienne. L'organisation, héritière du collectionneur Harry Fuld Jr., à qui appartenait cette toile de petit format, a pu récupérer le chef-d'oeuvre grâce au travail d'une historienne allemande. « Le mur » devrait être exposé au musée juif de Berlin. AA
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Racisme anti-corse, bienvenu chez les ch'tis !
Comment reconnaître un Corse ? En parcourant les colonnes de la Voix du Nord, le 28 novembre, par exemple. A l'occasion du procès d'un jeune homme de 27 ans ayant tenté de racketter un couple originaire du Touquet, le vénérable quotidien Ch'ti a donné sa propre description du « type corse » en parlant du présumé malfrat, Richard Teurley. « Teurlay, vingt-sept ans, le cheveu noir et le front bas, est corse jusqu'au bout de son accent. » Sans commentaire. On se contentera de penser à la banderole infâmante déployée par les supporters du PSG lors d'une rencontre contre le RC Lens au cours du championnat de France de football 2008. Celle-ci proclamait : « Pédophiles, consanguins, chômeurs : bienvenue chez les Ch'tis ». Et elle avait révulsé la France. AA
| | | | Justice. L'omertà ne franchit pas la Méditerranée
Son histoire avait défrayé la chronique : Jean-Hugues B., un jeune agriculteur bio de 29 ans, a finalement cédé devant la détermination des courageux anonymes qui le harcelaient depuis des mois. Troupeau massacré, menaces de viol sur sa femme et sa petite fille de 8 ans, incendies criminels : le calvaire du paysan avait pris toutes les formes de l'ignominie. Fin novembre, le jeune homme a décidé de vendre ses bêtes et d'aller chercher plus loin verte pâture. Le tout, dans le lourd silence des paysans du cru, qui n'acceptaient pas cet agriculteur si particulier arborant piercings et tatouages... Curieusement cette fois, ni la justice ni la presse n'ont enfourché le cheval de bataille de l'omertà. Pas si curieux que ça, en fait : cette sordide histoire s'est déroulée... dans le Puy-de-Dôme. Loin de la Corse, de ses clichés et de ses lieux communs. AA
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Bavure. Sale temps pour la Légion
Des sous-off et des légionnaires virés manu militari, un jeune officier sous les verrous : le 2e régiment étranger de parachutistes, basé à Calvi, se trouve au centre d'une terrible affaire, celle de Jozef Tvarusko, un béret vert d'origine slovaque décédé le 5 mai dernier au cours d'un exercice de contre-guerilla à Gubetho (Djibouti). D'après les premiers éléments livrés à la presse, ce dernier aurait été battu et privé d'eau alors qu'il effectuait un entraînement sous un soleil de plomb. « Ce légionnaire était le souffre-douleur de sa section et il a été victime de mauvais traitements : coups de pieds, obligation de courir en plein soleil, refus de boire, soins tardifs alors qu'il se plaignait d'un malaise » écrit Jean-Dominique Merchet, le spécialiste « Défense » du quotidien Libération sur son blog très bien renseigné (http://secretdefense.blogs.liberation.fr/). L'affaire, révélée par le Canard Enchaîné et le site Internet de l'hebdo Le Point, intervient trente et un ans, presque jour pour jour, après la publication de « L'épreuve », une enquête saisissante du journaliste Henry Allainmat sur la section disciplinaire de la Légion... à Corte. AA
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Internet. Okééé pour baffer le sieur Jacquard !
C'est diiiingue la popularité de Christian Clavier sur Facebook ! Des manants y ont lancé le groupe « un membre = une gifle à Christian Clavier ».
Christian Clavier est-il en passe de devenir la tête-de-turc préférée des habitués de Facebook ? Ça en a tout l'air. Sur ce réseau social en ligne qui a les faveurs des internautes corses, l'affaire de l'occupation de sa villa à Punta d'Oru avait déjà donné lieu cet été à la création d'un groupe pour l'organisation d'une méga-teuf sauvage dans son jardin. En quelques semaines, plus de 9 000 personnes, de tous horizons s'étaient déclarées partantes pour s'inviter chez lui et piétiner sans façon ses bégonias. Mais voici que début décembre, un nouveau groupe international Facebook a vu le jour. Le programme est simple : « Un membre = une gifle à Christian Clavier ». Pourquoi ? « Pour qu'il comprenne enfin que son humour c'est pas de l'humour. Parce qu'il a une tête à ça. Parce qu'après tout son jardin c'est un peu notre jardin. Pour le bonheur des générations futures. Parce qu'on n'a pas besoin d'une bonne raison pour le gifler. » Tudieu ! Quelle véhémence ! Il est vrai que la déposition faite par le comédien aux gendarmes, à propos de l'occupation de son jardin, l'a montré sous un jour bien plus Jacquard que Jacquouille. Et que l'image du bon gueux en a pris un sacré coup derrière la carafe. Moins de 10 jours après la création de ce groupe, plus de 1 200 torgnoles, mandales, beignes et autres soufflets avaient déjà été généreusement prodigués. De quoi envoyer « Monsieur Ouille » manger sa « souplette » avec une paille... Virtuelles, il est vrai, toutes ces baffes. Mais le coeur y est, manifestement. EM
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Littoral. La carte qui en dit plus long que les discours
C'est le site A Piazzetta qui a en a eu l'idée : visualiser, via le logiciel cartographique en ligne Google Maps, la « carte de la bétonisation » en Corse. « A bettunizazione di u liturale in un colpu d'ochju... » (La bétonisation du littoral en un coup d'oeil), qui comptabilise anciens projets immobiliers (comme ceux de Capandula, dans l'extrême-nord de l'île), des résidences pour people (le fameux lotissement Punta d'Oru, à Porto-Vecchio) et les dizaines d'espaces remarquables dont le Padduc préconise la suppression, vaut plus qu'un long discours. Bien vu ! AA
| | | | Santé. Première campagne de dépistage du cancer colorectal
Dès le mois de janvier prochain, l'Association régionale Corse de dépistage des cancers (l'Arcodeca), lancera sa première grande campagne de dépistage du cancer colorectal. D'abord dans le centre de la Corse, puis partout dans l'île, ces « grandes manoeuvres » s'inscrivent dans le cadre d'un plan d'ampleur nationale. Avec 37 000 nouveaux cas et 17 000 décès chaque année, le cancer colorectal est le premier cancer qui touche les deux sexes. Deuxième cause de mortalité par cancer en France après le cancer du poumon, son dépistage systématique doit pourtant permettre de diminuer de 30 % la mortalité. Le public visé ? Les personnes d'un âge supérieur à 50 ans. Celles-ci recevront à leur domicile un courrier leur proposant un rendez-vous chez leur médecin. Le reste est d'une simplicité enfantine : un simple test prescrit par le praticien permet de déceler d'éventuelles traces d'hémoglobine dans leurs selles. AA
| | | | Agriculture, une lente agonie
Selon le site www.corse-economie.eu, en 2007, le montant dégagé des bénéfices nets des exploitations agricoles corses est de 22 M€, le plus mauvais résultat enregistré depuis 17 ans. Corse-économie s'est penchée sur les derniers chiffres des comptes régionaux agricoles de l'Agreste pour 2007. Le constat est tout sauf rassurant pour l'avenir de l'agriculture corse qui a perdu 1 743 emplois (salariés et non-salariés), soit une baisse de 27 %. Le nombre d'exploitations, passé en 17 ans de 4 864 à 3 179, a chuté de 35 %.
En 2007, sur la production agricole hors subventions (181 M€ en incluant les activités de services), 65 % étaient liés à la production de végétaux bruts et assimilés et 31 % à celle des activités animales (viande et lait). « Si l'on regarde comment cela a évolué en volume depuis 1990, c'est-à-dire sans tenir compte de l'évolution des prix, la production totale recule de 14 %, principalement à cause de l'effondrement de la production végétale (-19 %), l'activité animale ne perdant que 5 % ». Cela se traduit par un recul de la valeur ajoutée produite par le secteur, toujours en volume, de 22 %.
« L'agriculture est le seul secteur à voir sa valeur ajoutée en volume se contracter entre 1990 et 2007. Même en considérant la variation non corrigée de l'évolution des prix, la valeur ajoutée passe de 108 à 91 millions d'euros. » Le montant dégagé des bénéfices nets des exploitations agricoles corses était en 2006 de 50 M€, soit à peine 2 M€ de mieux qu'en 1990. En 2007, il est de 22 M€, soit le « plus mauvais résultat enregistré depuis 1990 », le bénéfice brut ayant pour sa part perdu, entre 2006 et 2007, 56 %, « ce qui constitue un recul record », et ce malgré un niveau élevé de subventions, avec 31 M€ en 2007.
En conclusion, « l'agriculture corse décline depuis le début des années 90 » : recul de l'emploi, du nombre d'exploitations, de la production en volume, de la valeur ajoutée en volume et en valeur. De plus, les bénéfices stagnent hors 2007, voire s'effondrent en 2007. Enfin, le pouvoir d'achat des salariés agricoles n'évolue pas et les exploitants gagnent peu (hors 2007), tandis qu'en 2007 leurs revenus s'évaporent [...]. Il s'agit bien d'une lente agonie avec, en prime, un écroulement en 2007. » EM
En savoir + : www.corse-economie.eu
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Boules, carreau nationaliste
Ce n'est pas la municipale, mais ça y ressemble. La preuve : Jean Casili, l'ancien président du comité départemental de pétanque de la Corse-du-Sud est passé par là avant de se lancer dans la politique et d'être élu au conseil général de la Corse-du-Sud. Et là, avec l'élection de Patrick Borelli, 45ans, à la tête du comité, « on est passé d'une direction de droite à une direction nationaliste » remarquent avec humour certains boulistes. Même si Patrick Borelli, élu le 13 décembre face à une équipe proche de Casili qui avait jeté l'éponge, ne se situe pas dans cette perspective.
Il veut, avant tout, rendre la gestion du comité plus transparente et s'attacher à moderniser ce « sport » en Corse, le désirant plus performant, notamment en ce qui concerne la formation des jeunes. Il veut également transformer l'image des boulistes trop souvent considérés comme des beaufs amateurs de pastis.
Alors, avec le nouveau bureau du comité où figurent notamment, le grand champion Joseph Sini, Jérôme Mazzoni, Lucien Ottaviani et les 24 représentants des différents clubs du département, Borelli compte s'engager sur la voie de « la réforme ». Par une meilleure structuration des clubs et la « nomination » dans chacun d'entre eux d'entraîneurs chargés de former les plus jeunes. Avant l'installation d'un boulodrome attendu depuis des années.
Borelli pense également, en ce qui concerne les différents concours organisés chaque saison en Corse, qu'il faut que les joueurs éliminés au début, puissent rejouer plusieurs parties en rencontrant d'autres éliminés, peut-être en prévoyant un système de poules, voire un classement plus subtil. Il voudrait par ailleurs qu'une sorte de championnat des villes puisse être mis en place en Corse et sur le continent.
Tout cela afin d'augmenter le nombre de licenciés qui a dangereusement baissé ces dernières années, même si, en 2008, la participation aux concours a été plus importante qu'en 2007. GM
| | | | La rédaction
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Résumé: Nouvelle édition, revue et augmentée, de l’incontournable monographie ethnologique sur le monde pastoral corse. Des systèmes de parenté aux systèmes politiques, des façons de confectionner le brocciu aux modes d’occupation des territoires, des façons de nommer et de traiter les animaux aux rites magico-religieux, tout un monde au cœur de l’île, synonyme de profonde identité. |
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Le dialogue des élites 24 € |
Résumé: A travers la correspondance du grand intellectuel corse S. Viale avec son éditeur florentin, G.-P. Vieusseux, c’est tout un pan de l’histoire culturelle, intellectuelle et politique des rapports entre l’île et la péninsule qui nous est dévoilé. Un choix de lettres et des annotations effectués par un spécialiste italien de l’histoire moderne et contemporaine de notre île. |
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